AUMÔNIER DES PRISONS…

Eugène contracte de typhus

1814 - Dûment muni de l’approbation diocésaine, voici donc l’Abbé de Mazenod aumônier des prisons. Il va avoir fort à faire pour pallier tant soit peu toute la misère contenue en ces lieux.

Une mission de miséricorde à laquelle il se consacre avec sa fougue habituelle. Un surcroît de travail qui vient s’ajouter à ses autres ministères. Ce qui devait arriver arrivant, Eugène contracte le typhus.

Quelque temps après il en fait le récit à son père : « C’était aux casernes où étaient entassés 2000 prisonniers autrichiens que je pris ce qu’on appelle la maladie des prisons. Le jour de saint Joseph j’étais le matin à toute extrémité; et comme si mon s[ain]t patron avait voulu me marquer l’effet de sa puissante protection que l’on invoquait de toute part, le soir même je tournai vers le mieux avec une rapidité étonnante. Le lendemain ou le surlendemain il n’y avait plus de danger.

 

J’ai pourtant été privé du bonheur de dire la s[ain]te messe jusqu’au 20 avril que je recommençai à m’acquitter de ce consolant ministère chez moi. Maintenant j’ai repris toutes mes autres petites fonctions de zèle, et je me porte aussi bien et même mieux qu’avant ma maladie… » (*)

(*)http://www.eugenedemazenod.net/fra/ – 20 octobre 2010