COMME LES APÔTRES… (1814)

Pour Eugène, la volonté de Dieu devient maintenant claire.  Il écrira : «Que fit notre Seigneur Jésus Christ? Il choisit un certain nombre d’apôtres et de disciples, qu’il forma à la piété, qu’il remplit de son esprit; et après les avoir dressés à son école et à la pratique de toutes les vertus, il les envoya à la conquête du monde…  

Que devons-nous faire à notre tour pour réussir à reconquérir à Jésus Christ tant d’âmes qui ont secoué son joug? Travailler sérieusement à devenir des saints; marcher courageusement sur les traces de tant d’apôtres qui nous ont laissé de si beaux exemples de vertus dans l’exercice d’un ministère auquel nous sommes appelés comme eux; renoncer entièrement à nous-mêmes… et ensuite, pleins de confiance en Dieu, entrer dans la lice et combattre jusqu’à extinction pour la plus grande gloire de Dieu». (*)  

Tout un programme que le Fondateur n’entend pas suivre à moitié.  Le temps des martyrs en proie aux persécutions sanglantes n’est plus.  Cependant Eugène sait pertinemment qu’il est d’autres manières de se perdre soi-même au service de Dieu.  Il a pris conscience que séminaristes, Congréganistes et bien plus encore les pauvres ont besoin de lui. Enfin, il se rend compte que des collaborateurs sont nécessaires pour continuer son action.  Il n’en attendra pas moins à attendre les lumières du ciel… Le 28 octobre 1814, il écrit : « Je ne connais pas encore ce que Dieu exige de moi, mais je suis si révolu de faire sa volonté dès qu’elle me sera connue, que je partirais demain pour la lune s’il le fallait. » (**)

(*)http://www.omiworld.org/fr/dictionary/dictionnaire-des-valeurs-oblates_vol-1_a/1083/ap-tres/

(**) Cardinal Roger Etchegaray – Vie d’Eugène de Mazenod – p.  63