Eugène de Mazenod
L'importance du chapeau ecclésiastique

Qui eut pensé qu’un chapeau égaré puisse revêtir tant d’importance pour Eugène de Mazenod !

Incident de voyage qu’il décrit au P. Tempier en le qualifiant de« petit accident assez fâcheux ». Un chapeau, un simple chapeau perdu et voilà de quoi alimenter une lettre sur un ton qui semble hésiter entre l’amusement et le sérieux! … Car enfin, on ne badine pas avec les usages bien établis ! Visiter une personnalité ecclésiastique le chef découvert ne se fait tout simplement pas en 1825 !

Compte tenu de cet usage bien établi, Eugène n’aurait-il pas dû garder ce couvre-chef près de lui plutôt que de le faire suivre dans une malle ? Quoi qu’il en soit, voici comment il raconte le dénouement de ce « petit accident » : « Je parvins enfin à Nice avec la cinquième voiture, en comptant celle qui me conduisit de Marseille à Aix, et arrivé à l’auberge, j’eus soin de faire savoir au chanoine curé que j’étais consigné à l’auberge jusqu’à ce qu’il m’eût envoyé un chapeau. Je priai Dieu en attendant tant bien que mal, et le chapeau m’ayant été envoyé, en l’absence du curé, par sa servante, je sortis pour aller rendre mes devoirs à Monseigneur… »

 

L’importance de cette histoire n’est-elle pas dans la réaction d’Eugène ? Une chose est sûre : ses « devoirs à Monseigneur », il lui faut absolument les présenter. Pas question pour autant de dramatiser à l’excès. Au contraire, prendre les décisions opportunes pour y remédier et, avec un humour sous-jacent faire goûter les péripéties de l’histoire à son ami Henri Tempier… qui, connaissant le Fondateur, en aura probablement souri quelque peu.

 

Ref. :  http://www.eugenedemazenod.net/fra/ 

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