FIER DE SES ORIGINES… 

 

Le 28  juin 1808, Eugène décrit à sa mère le grand bien que pourront faire des prêtres issus comme lui de la ‘’haute société.’’

 

« ... Le nombre des séminaristes s’est considérablement augmenté cette année; je crois bien que nous approcherons de la centaine. Parmi les sujets que nous nous félicitons de posséder, nous comptons un seigneur Polonais du même âge que moi, aîné d’une famille immensément riche; son père a 24000 vassaux ou esclaves.  La religion est un peu consolée de l’abandon ou, pour parler plus juste, de l’horreur avec laquelle ce qui s’appelle la bonne compagnie fuit son sanctuaire, quand elle voit venir se ranger sous ses drapeaux abandonnés quelques individus qui, indépendamment du caractère de ministre de Jésus-Christ, sont faits pour en imposer par leur éducation et leur naissance. »

 

Et ce conseil pour terminer : «  N’enviez donc pas, ma chère bonne  maman, n’enviez pas à cette pauvre Église, si horriblement délaissée, méprisée, foulée aux pieds, et qui pourtant nous a tous enfantés à Jésus-Christ, l’hommage que deux ou trois individus dans toute la France (du petit nombre desquels je m’estime si heureux d’être) veulent lui faire de leur liberté et de leur vie. »

 

Dans ce langage j’ai d’abord cru voir un manque de modestie. C’était oublier le caractère tout d’une pièce du jeune séminariste. Eugène est un fils de la noblesse et il le restera sa vie entière.  Tout comme il demeurera jusqu’au bout le prêtre de Jésus Christ fidèle à sa vocation.

 

(*)  Eugène http://www.eugenedemazenod.net/fra/  - 30 août 2010,

 

Denyse Mostert

 

 

 

 

Mère de saint Eugène