Eugène de Mazenod

DEMANDE PÉREMPTOIRE…

 

En juillet, 1817, les hostilités du clergé local deviennent telles que la seule solution semble maintenant se trouver dans une reconnaissance officielle de la communauté. Le Fondateur se rend donc à Paris.

 

Voici un extrait de sa missive à M. Lainé Ministre de l’Intérieur, le 31 juillet 1817 : « Si je retourne dans mon diocèse sans rapporter le moindre témoignage de l’approbation du Gouvernement, j’ai perdu la moitié de ma force, je cours même le risque de voir les prêtres qui se sont réunis à moi se décourager, rentrer dans leur foyer, et quelques-uns même sortir du royaume comme ils se l’étaient proposé avant que je les fixasse auprès de moi, et alors il faut renoncer à tous les avantages que la religion, la société et l’Etat pouvaient se promettre de leur zèle (…) Je regarde le ministère obscur que j’ai embrassé comme étant de la plus haute importante dans les circonstances présentes, non seulement pour le bien de la religion mais pour le service du Roi et la tranquillité publique (…) j’ai besoin d’être investi non seulement de la confiance des Supérieurs ecclésiastiques, telle qu’ils me l’ont accordée jusqu’à présent sans restriction, mais encore de l’aveu du Gouvernement pour lequel je crois travailler aussi efficacement que pour l’Eglise. » (*) Et il termine sa lettre en qualifiant sa demande de récompense bien méritée !

 

Il en reçoit une réponse somme toute encourageante : « Vous pouvez, en attendant une époque qui ne saurait être encore éloignée, continuer avec vos estimables coopérateurs les fonctions que vous avez si heureusement commencées. »

 

Ce dont Eugène fait immédiatement part à Tempier, en soulignant que cette lettre est adressée à « Mr de Mazenod, supérieur des Missions d’Aix », ce qui signifie une certaine reconnaissance officielle. (*)

http://www.omiworld.org/upload/biblioteca/bib_18-11-2013_16-52-06.pdf

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