ÉVANGÉLISER

LES PAUVRES DES CAMPAGNES…

On se rappelle que, pour les Missionnaires de Provence, les pauvres sont les premiers servis. À son ami Forbin Janson, qui espérait le voir se joindre à son groupe des Missionnaires de France, le Fondateur explique : « … Ne t’imagine pas que je n’aie fait aucune attention aux propositions réitérées que tu m’as faites au sujet de la réunion de nos maisons. Je m’en suis, au contraire, beaucoup occupé soit auprès de nos Grands Vicaires, soit avec nos messieurs. L’avis des premiers a constamment été que cette réunion ne ferait pas l’avantage du diocèse. Mes confrères partagent ce sentiment. Ils ont plus d’attrait, et en cela je suis d’accord avec eux, pour évangéliser les pauvres des campagnes que les habitants des villes; leurs besoins sont incomparablement plus grands et les fruits de notre ministère plus assurés auprès d’eux. » « … Nous sommes en tout cinq, nombre si insuffisant pour la besogne que nous avons à faire, que nous y succomberons infailliblement; moi surtout, pour qui le temps où l’on n’est pas en mission n’est pas un temps de repos. Patience! si je péris seul. ! » (Lettre à Forbin Janson, juillet-août, 1816) Denyse Mostert Ref. http://www.eugenedemazenod.net/fra/ – 6 octobre 201