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Archives Deschâtelets-Notre-Dame-du-Cap

Élaine Sirois

Directrice et archiviste

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Provincial: Luc Tardif, OMI
 

Vicaire provincial: Jacques Laliberté, OMI

Directeur des finances et des services adminitratifs: Jordan Dosch

 

Adjointe administrative

Aline Hébert

Secrétariat:

Jean-Yves Poulin, OMI

 

Trésorier provincial
Jacques Laliberté, OMI

 

Ali chez les Innus

Ali, Oblat du Nigéria, s'installe à Maliotenam, près de Sept-Îles. Suivez son parcours missionnaire en regardant les vidéos ci-dessous.

Le Nigéria et les Oblats du Nigéria... etc

Prêtre ou missionnaire?

«C'est inhumain»

Aller à Dieu en passant par l'être humain, par l'autre.

Cet Oblat très engagé tient un blogue où vous pouvez le suivre:

http://emekalison.blogspot.ca/

 

Lettre d'un missionnaire à son Provincial

Il y a ici une très grande générosité

«Ça fait déjà deux jours que je suis à Mingan, après avoir passé plus de trois semaines à La Romaine. J'ai reporté mon voyage de retour à deux reprises. Premièrement, à cause des funérailles et, ensuite, à cause de la tempête. Elle était tellement forte que l'auto était gelée à l'aéroport. Mais un bon samaritain m'a dépanné et j'ai bien pu faire la route. 

 

Cet après-midi, je ferai sept baptêmes. Il y en a encore d'autres qui m'attendent à Nutashkuan et à La Romaine. Je les ferai seulement la semaine prochaine. Je vais passer la journée de mardi en communauté avec Ali et Gérard à Malio, mercredi et jeudi, nous aurons la réunion presbytérale à Baie-Comeau. Entre les tempêtes et les froids d'hiver, il y a ici une très grande générosité et accueil des gens. Le temps passe vite et on ne s’en rend même pas compte. Dans les communautés où je vais, nous prions pour nos confrères malades ou décédés.»

 

Bon temps de carême. 

Gérard Tsatselam

Depuis 2010, j’assume la responsabilité pastorale de la paroisse Les Saints-Anges, à Fort Albany. Or, compte tenu de l’état du personnel, à la demande de Mgr Vincent Cadieux, j’ai accepté de prendre également la responsabilité de la paroisse à Peawanuck. J’ai donc accepté d’ajouter cette mission à mes engagements. Peawanuck est une petite communauté qui a longtemps été desservie par le Père Rodrigue Vézina : composée d’une population de quelques trois ou quatre cents personnes; elle est accessible seulement par avion. Depuis janvier dernier, je visite donc cette communauté une fois par mois pour y rencontrer les gens et répondre aux besoins pastoraux. En temps régulier, les gens sur place président une liturgie de la Parole le dimanche. 

 

Père Pali Pascalis Pitso, OMI (texte et photo)

Oblat originaire du Lesotho (Afrique du Sud)

Des nouvelles de la Baie-James

Un voyage

vers le monde ancestral du peuple innu

           

La première année de mon expérience missionnaire au milieu des innus consiste dans l’apprentissage de la langue et de la culture innues. Avec l’aide d’une professeur de la langue innue, j’ai déjà débuté mes premiers pas dans cette langue riche et belle. Une expérience très significative et pédagogique.

 

Ce mois de mars 2015, j’ai entamé un aspect important de la culture. Et pour mieux l’initier, on m’a offert d’aller vivre une expérience dans un territoire de chasse. Une décision qu’au départ me laissait avec beaucoup de questionnements et préoccupations.

 

La semaine de relâche, je suis donc parti avec une famille dans leur territoire de chasse. Nous sommes partis le 2 mars par train pour ce lieu de ressourcement culturel. Et comme j’étais en attente de découvrir ce qu’on entend par le territoire de chasse, ma curiosité s’aiguisait à chaque moment qui m’amenait vers ma destination. Le voyage en train fut vraiment agréable. Avec les paysages pittoresques de la Côte Nord, chaque instant du voyage vers les territoires fut comme un voyage au musée surnaturel.

 

Arrivé à notre destination, j’ai commencé à comprendre peu à peu ce qu’était la vie des innus d’autrefois. Il fallait savoir d’abord marcher sur la neige. Et comme j’ai un poids important, je n’avais pratiquement pas de choix que d’utiliser les raquettes. Et n’ayant jamais vu comment les utiliser, il fallait tout de suite commencer l’apprentissage. Avec quelques difficultés initiales, l’apprentissage fut rapide et amusant. Et comme novice que j’étais dans le territoire de chasse, il m’a fallu pratiquement tout apprendre. Apprendre à attiser le feu pour le chauffage, apprendre à creuser le trou dans un lac gelé pour trouver de l’eau à boire, apprendre à conduire la motoneige, à se réveiller en pleine nuit pour assurer que le feu du chauffage ne s’éteigne pas, apprendre à suivre le sentier pour ne pas tomber dans un trou couvert de neige. Bref, apprendre à vivre comme ont vécu les innus d’autrefois dans le bois. Chacune de ces expériences fut un voyage vers le monde culturel innu.

           

Heureusement que l’expérience au territoire de chasse n’est pas seulement faite d’apprentissage mais aussi de fêtes car chaque jour était embelli par le changement d’aspect et de goût gastronomique. Des nouveaux repas traditionnels innus apparaissaient au menu quotidien. On évoluait du repas à la perdrix à celui du lièvre et puis au caribou successivement.

 

Et donc avec M. Zacharie et Mme Céline Bellefleur, deux personnes de ressources en langue et culture innues, j’ai débuté mon voyage culturel dans cette terre ancestrale 

Mon «White Easter»

à la communauté innue de Nutashkuan 

 

« J’étais habitué à entendre «White Christmas» mais jamais «White Easter» jusqu’à mon dernier séjour à Nutashkuan pour les célébrations de la Semaine sainte.

 

Le Samedi saint, à 20 h, nous avons célébré la Veillé Pascale du Notre Seigneur Jésus Christ. C’était annoncé qu’on devrait avoir quelques centimètres de neige le samedi et donc, toute en gardant les célébrations priantes et le moins compliquées possible, nous avons permis à nos fidèles de se rendre chez eux avant que la neige ne leur barre la route. Heureusement, les gens ont eu assez du temps pour arriver chez eux avant qu’Hydro Québec ne coupe l’électricité dans toute la ville de Nutashquan. 

 

Réveillé très tôt, le matin de Pâques, pour allumer mon poêle, je me suis rendu compte que la petite neige annoncée la nuit s’est transformée en une tempête de 25-30 cm. Et donc, j’ai dû commencer la journée avec le déneigement de l’entrée du presbytère. À cause donc de coupure d’électricité et de la neige, la messe pascale n’a donc pas eu lieu à grande échelle et mon retour 

à Mani-Utenam ; elle fut reportée au lundi de Pâques, me permettant de participer au repas des aînés de Nutashquan.

 

Enfin, j’ai découvert que dans certains endroits, le robinet peut geler et que l’électricité peut aussi flancher selon que le climat change. Le peuple de Nutashquan m’a aussi montré que la joie d’un peuple n’est pas liée au matériel ou au changement climatique.» 

 

Ali Meka, o.m.i.

Novice en agronomie

Arrivé au Québec le 16 janvier pour des études en agronomie à l’université Laval, le choc du début a été multidimensionnel : un froid que je ne pouvais m’imaginer de mon Sénégal natal, un retour aux études après si longtemps, le passage sans transition de la théologie à l’agronomie avec tout ce que ça implique comme effort quand on prend le train en marche comme ce fut mon cas.   À lire

Joseph Ndong, o.m.i.

J.A.I.B 2015

Ali, ce «prêtre twitter» des Jeux Autochtones Inter-Bandes de Mashteuiatsh

par Ali C Nnaemeka, omi   

 

Du 1er au 11 Juillet 2015, j’ai participé aux Jeux Autochtone Inter-Bandes, (J.A.I.B 2015). La rencontre de cette année a eu lieu dans la communauté innue de Mashteuiatsh, (Pointe-Bleue). J'y suis allé comme membre de la délégation de Uashat mak Mani-Utenam, ma communauté de résidence. Les J.A.I.B est une rencontre sportive des jeunes de différentes communautés des Premières Nations du Québec: entre les jeunes Innus, les jeunes Cris, les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Malécites, les Micmacs, les Naskapis, Hurons-Wendats, les Mohawks etc.

 

J'y suis allé d’abord comme entraineur de basketball et accompagnateur, mais aussi pour continuer mon intégration en milieu autochtone.

 

La rencontre de cette année, qui a réuni 950 jeunes et 250 accompagnateurs venant de 15 communautés autochtones, était une rencontre fraternellement impressionnante entre des cultures et peuples autochtones.

 

Le désir d’y aller est né au cours des activités sportives que je pratiquais avec les jeunes de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam. Après quelques moments de rencontres avec les jeunes au terrain de basketball, je me suis dit que ce serait un moment idéal pour pouvoir rencontrer d’autres jeunes Autochtones venant d’ailleurs. Sur les conseils du P. Gérard Boudreault, OMI, j'ai approché des organisateurs de la communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam. Ces derniers m’ont joyeusement accepté.

 

Ma présence était d’abord intrigante, suscitant la curiosité de tous, mais particulièrement des plus jeunes qui n’arrivaient pas, justement, à réconcilier l’idée d’un noir autochtone et prêtre au Québec. Mais, au fur et en mesure, plusieurs se sont approchés de moi pour en savoir plus et ce qui les a le plus surpris, ce n’était plus mon origine, mais plutôt mon identité vocationnelle. Non seulement l’idée d’un jeune prêtre nigérian, mais un prêtre «baskéteur». Il fallait toujours qu’ils se renseignent auprès des jeunes de notre délégation pour pouvoir accepter que je sois prêtre. Et pendant que certains s’interrogeaient sur l’idée d’un prêtre baskéteur, d’autres ont trouvé très amusant ma passion pour les médias sociaux. Et en voyant les mises à jour régulières des activités du JAIB 2015 sur mon compte Twitter (@aTweetingPriest,) ils se demandaient «qui est ce prêtre twitter»?

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Mission en Côte-Nord 

À l’invitation du père Luc Tardif, le 12 novembre dernier, tout juste après le congrès provincial, un certain nombre d’Oblats furent invités à mettre en commun leurs réflexions, projets, inquiétudes, etc. à propos de notre mission en Côte-Nord. Étaient présents : Gérard Boudreault, Gérard Tsatselam, Cornelius Ali Nnaemeka, André Laroche, Jacques Laliberté, Raymond Marquis, Laurent Desaulniers, et Luc Tardif. 

 

Les autochtones de la Côte-Nord éprouvent des difficultés : le mal de vivre des jeunes (souvent sans travail) est mis en évidence par les suicides, la dépendance à l’alcool et aux drogues ; la violence faite aux femmes fut ravivée par l’événement de Val d’Or… 

 

Nos missionnaires ont aussi leurs défis : compétition offerte par certaines sectes chrétiennes (Baptistes, etc.); promotion de la religion autochtone traditionnelle ; et surtout, un attachement à une façon traditionnelle et superficielle de vivre le christianisme : plusieurs Innus tiennent à certains rites (baptême, funérailles) sans qu’une préparation adéquate leur donne un sens profond. 

 

Quelle orientation donner à nos pratiques missionnaires ? Grande question qui doit rester ouverte à la recherche ! Ne faudrait-il pas vivre plus intensément les événements qui accrochent nos gens ? Ne faudrait-il pas risquer « de s’avancer sur des terrains inconnus » ? Est-ce nécessaire de répondre à toutes les urgences ? Ne faut-il pas nous réserver du temps à passer ensemble pour intensifier notre vie d’équipe oblate ? Les sacrements sont une excellente occasion de catéchèse : n’est-ce pas urgent de former des équipes qui en assurent une préparation signifiante ? Ne faut-il pas vivre assez près des gens pour deviner ce qui les fera grandir dans leur relation personnelle avec Dieu ? 

 

Regard sur l’avenir… Ça nous paraît urgent de rajeunir nos collaborateurs et cela ne paraît pas une tâche facile… La foi des grand-mères ne passe plus automatiquement à leurs petits-enfants. Coupures intergénérationnelles importantes ! C’est urgent de nous ajuster…

 

Il nous faut absolument nous concerter davantage et intensifier notre vie d’équipe ; il faudra y consacrer temps et énergies ! Besoin de perspectives nouvelles et d’un puissant tonique ! « Prier ensemble et se réjouir ensemble ».

Gérard Boudreault, Gérard Tsatselam, Cornelius Ali Nnaemeka, André Laroche, Jacques Laliberté, Raymond Marquis, Laurent Desaulniers, et Luc Tardif. (Photo: D. Miny)

À Québec, le souffle missionnaire  passe par le communautaire 

Une récente visite du provincial parmi les confrères de la région de Québec permet de constater que les confrères répartis en trois maisons aiment se rencontrer pour échanger, se ressourcer et célébrer. Il y a du mouvement entre ceux de la haute et de la basse ville. Et puis, chacun selon ses forces, se rend présent aux besoins du milieu: accompagnement de communautés religieuses, retraites, ministère auprès des personnes âgées, présence à des gens souffrant de dépendances, service occasionnel à des paroisses, participation à des organismes de solidarité internationale, animation de groupes, etc. L’absence d’enracinement institutionnel est certes un appauvrissement mais, signe des temps, nous reprenons la route de la proximité pour répondre à des besoins concrets avec des moyens modestes. La présence de notre confrère du Sénégal, le père Joseph Ndong, étudiant à l’Université Laval, est une autre fenêtre sur la diversité du milieu. Tout en prenant très au sérieux ses études en agronomie, il se rend volontiers disponible pour rendre service de mille et une manières.

Déjà 2 ans et des projets

J'ai récemment eu la joie de célébrer le deuxième anniversaire de mon ordination sacerdotale. Deux ans basés surtout sur l’apprentissage de la pratique missionnaire, d’abord au Nigeria et puis au Canada. Le 23 décembre 2014, je suis arrivé dans la communauté innue de Uashat mak-Mani-utenam près de Sept-Iles. Dès mon arrivée, je me suis mis à l’apprentissage de la langue et de la culture innues. Je me suis aussi engagé dans toutes les activités me permettant de mieux m’inculturer à l’église innue en particulier, à l’église québécoise et celle du Canada en général. J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs sessions et formation pastorale. 

 

Mais depuis décembre dernier je me suis vu confier la pastorale pour deux communautés innues : Ekuanitshit (Mingan) et Matimekush-Lac John(Schefferville). 

 

À présent, je suis encore en train de poser des fondations qui me permettront de mieux embarquer dans les projets missionnaires de notre équipe missionnaire en milieu innu. 

 

Ali C. Nnaemeka, omi

Un jeune missionnaire nous écrit

«Kuei, kuei», ce sont les deux mots que j’ai appris ici dans la communauté Innu, ce qui veut dire, bonjour. Je m’appelle Père Alfred Ravelomam-Pisandraibe; je suis originaire de Madagascar, né le 5 Juin 1975 à Anjoma Nandihizana, ordonné prêtre le 13 mai 2007 à Fianarantsoa. C’était le 27 février 2016 de bon matin, que j’ai mis les pieds sur la terre du Canada, le froid d’hiver m’a vraiment surpris.

 

Ensuite, j’ai eu l'occasion de visiter presque toute la communauté oblate de la Province. Je me suis vite senti comme chez moi par l’accueil chaleureux des confrères o.m.i. Je souhaite écouter leurs expériences missionnaires, ainsi que leur façon de vivre avec les gens. Ma première impression, c’est leur générosité, leur courage, leur joie, malgré le vieillissement. Grâce à cette visite, je constate que la vie fraternelle, la joie d’être oblat règnent dans notre Province. Maintenant, je suis bien installé dans la communauté oblate à Mani-Utenam. À la messe chrismale, j’ai eu l’occasion de rencontrer Mgr Jean-Pierre Blais

 

Quelle joie ! J'ai déjà commencé les leçons pour apprendre la langue : ce n’est pas facile parce qu’il n’y a pas de ressemblance avec les structures de ma propre langue, mais peu à peu j'y arriverai comme d'autres missionnaires y sont parvenus.

 

Alfred, o.m.i.

"Mishta manteshkau" La grande visite

par Gérard Tsatselam, o.m.i.

 

Du 1er au 3 juillet, nous avons eu la joie d'accueillir le Père Adriano Titone, responsable de la Procure et Missions de la Province Méditerranée. Il a fait un long voyage de Toronto à Natashquan pour rendre visite aux Oblats qui travaillent sur la Côte-Nord. Son arrivée coïncidait avec l'Assemblée annuelle des aînés de toutes les communautés innues du Québec et du Labrador. C'est un événement important dans nos communautés. Il facilite le rapprochement et la rencontre entre aînés. Les organisateurs ont tout mis en œuvre pour créer un environnement typiquement innu: des tentes, la rivière, le bois, le feu, le repas, le tambour, la danse, etc. Le 200e Anniversaire des Oblats a été souligné. Le Père Alfred Ravelomampisandraibe a fait une belle présentation de la famille oblate et de notre mission à travers le monde. Durant une semaine, nous avons vécu des beaux moments de retrouvailles entre confrères et rencontre avec plusieurs personnes des différentes communautés innues. En peu de temps, notre visiteur a pu toucher du doigt la beauté et la richesse de la tradition vivante des Innus, et expérimenter la joie immense des missionnaires.

SPÉCIAL CÔTE NORD