Premières Nations et réconciliation

 

Le Père Gérard Boudreault publiait récemment un texte dans le journal diocésain de Baie-Comeau. En voici quelques extraits :

 

 « Sans vouloir parler au nom des Autochtones, ce que je comprends comme prêtre engagé au service des Innus depuis une trentaine d’années, c’est que la découverte des tombes anonymes est venue toucher deux cordes très sensibles dans la culture de ces peuples : l’enfant et la famille.

 

La force du clan veut que si quelqu’un dans la famille subit une injustice, la douleur est partagée par tous ses membres. Et dans ce cas-ci, la douleur est partagée par tous les peuples autochtones du Canada. Cette douleur s’ajoute à toutes les autres que la colonisation et le pouvoir des autorités gouvernementales et ecclésiales ont fait subir à ces peuples, entre autres à travers les pensionnats.

 

Dans cet effort de réconciliation, il faut d’abord reconnaître la faute commise. Nous avons entendu cette série d’excuses officielles de la part de nos gouvernements, de l’Église canadienne et de chacun des diocèses impliqués. Ces excuses, il faut les faire nôtres pour qu’il y ait une chance de réconciliation.

 

Pour que cela puisse se vivre en toute vérité, il faut établir un dialogue franc et sincère entre nous, autant le non-Autochtone (allochtone) que l’autochtone. Prendre le temps de rencontrer véritablement l’autre dans son vécu en rapport avec tous ces événements.

 

Ne pas se servir de fausses excuses comme : « Moi aussi, je suis allé(e) au pensionnat ! » … Lorsque l’écoute de l’autre se fera à cœur ouvert, il y aura place à une véritable réconciliation.

 

Lors de sa rencontre interreligieuse avec des jeunes du Mozambique, en septembre 2019, le pape François leur a dit :     « Chacun joue un rôle fondamental dans un projet innovant pour écrire une nouvelle page de l’histoire, une page remplie d’espérance, remplie de paix, remplie de réconciliation. »

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Gérard Boudreault, OMI

Costume Amérindien