QUESTIONNEMENT…

La convalescence apparaît généralement comme un temps béni où il ne reste qu’à donner à l’organisme le temps de se régénérer. On oublie que l’inactivité forcée met parfois en relief certains aspects de notre vie qu’on n’avait pas eu le temps d’approfondir vraiment.

Le tableau qu’Eugène brossera de ses activités ne laisse absolument aucun doute sur l’importance de la tâche qui lui incombe. Il est loin d’avoir recouvré sa belle énergie d’antan. Il s’interroge. La vie monastique semble le séduire. «Je soupire quelquefois après la solitude; et les Ordres religieux qui se bornent à la sanctification des individus, qui suivent leur Règle sans s’occuper autrement que par la prière… commencent à m’offrir quelques attraits » écrit-il à son ami Forbin Janson.

Mais voilà ! Tant de gens ont besoin de lui ! Devenu moine, serait-il capable de laisser sans secours bien concret toutes les personnes blessées qui ont besoin d’aide ? Ne les voyant plus, tente-t-il de se persuader, sa peine serait moindre... Mais il ne peut s’empêcher de conclure : « En attendant, pourtant, mon temps et mes soins sont pour eux. » Ref. : http://www.eugenedemazenod.net/fra/ - 8 novembre 2010

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