SOUCIS BIEN MATÉRIELS…

L’ancien couvent des Carmélites appartient désormais à l’Abbé Eugène de Mazenod. Un souci de moins mais bien d’autres qui viennent en lieu et place Tout en s’efforçant de trouver les prêtres nécessaires à son projet, il lui faut maintenant s’arrêter aux travaux nécessaires pour remettre le bâtiment en état. Il s’en ouvre à Forbin Janson : « Je suis aux abois. Jamais affaire n’a donné plus de souci que cet établissement. »

 

Nouveau souci pour Eugène : « En attendant, puis-je prendre sur moi de faire une dépense aussi considérable sans savoir si l’édifice nous restera. Tel qu’il est, il ne peut pas nous servir; il y pleut comme à la rue… ? » La loi a en effet changé en France. Les Carmélites de qui la Révolution avait confisqué la propriété, ont maintenant le loisir d’en réclamer une ou des parties. Surplus d’inquiétude pour Eugène : et si elles réclamaient les bâtiments d’église, « l’argent pour la leur payer, qui est-ce qui le fournira ? »

 

Rien ne se perd de nos expériences de vie! Voici une situation que les missionnaires rencontreront plus tard dans les villages où ils iront prêcher. Bien concrètement, ils ont instauré des Comités de réconciliation mission qui ont facilité les règlements de tels litiges.

Tout comme nous autres aujourd’hui, il est permis de croire que Forbin Janson aura été édifié de la grande foi et de la détermination de son ami à avancer parmi de tels écueils… Ref. : http://www.eugenedemazenod.net/fra/ - 2 février 2011