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Rencontre Autochtones 

31 mai 2018 - Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

«Nous avons tous besoin de guérison...»

«Nous nous excusons...»

«Nous posons des gestes»

Texte Luc Tardif, OMI 

Provincial

1. C’est un privilège d’être ici cet après-midi: une bénédiction et une grâce.

Ce rassemblement est le fruit d’un rêve collectif et d’une vision d’avenir:

 

Un rêve collectif: un monde plus juste, fraternel et solidaire

Une vision d’avenir: un monde plus inclusif, soucieux d’égalité, ou la diversité, loin d’être une menace, est une richesse.

 

2. Partager les « bonnes nouvelles » ensemble cet après-midi est un acte de résistance, un geste prophétique. Nous ne sommes pas fatalistes, nous refusons d’être défaitistes: au contraire, nous sommes des gens capables de gratitude pour ce qui est bon, désireux de célébrer et de nous réjouir.

 

3. Mais il faut aussi reconnaître que nous vivons dans un univers éclaté, où notre histoire est faite de grandeurs et d’horreurs, de lumières et de ténèbres. En Église et comme missionnaires Oblats, nous n’avons pas échappé à cette tension, à ce combat entre la vie et la mort, entre l’inclusion et l’exclusion.

 

Nous avons tous besoin de guérison car nous sommes tous blessés, comme héritiers et parfois complices d’une longue tradition de colonialisme et d’assimilation, de sexisme et de discrimination... Et dans bien des cas, ces maux persistent.

 

L’affaire Joveneau et la commission d’enquête sur les femmes autochtones assassinées et disparues nous ont rappelé à quel point notre passé même récent est parfois ténébreux : heureusement, des victimes ont le courage de s’exprimer et de se manifester.

 

Les Oblats ont fait et refont chaque jour l’option de la vérité, de la justice et de la compassion, dans cette affaire comme dans les autres. Il n’y a plus de place pour le silence, la complicité ou l’inaction: nous devons agir.

. Le premier geste à poser est de reconnaître humblement nos responsabilités,

 

Le moins que l’on puisse faire est bien de vous demander pardon, de présenter des excuses, d’exprimer notre douleur et notre solidarité ainsi que notre ferme propos de tout mettre en oeuvre pour que plus jamais de telles histoires se reproduisent. Tolérance zéro est la seule position et attitude acceptable.

 

La confiance en l’avenir suppose et exige que l’horizon ultime soit la guérison et la réconciliation: nous pouvons entrer dans une culture nouvelle où nous « guérirons tous ensemble ».

 

 

5. Dans cette perspective, nous posons des gestes modestes mais ils sont comme les graines de moutarde capables et susceptibles de devenir de grands arbres.

 

- la demande de pardon faite en 1991 devant des milliers d’autochtones au Lac Sainte-Anne en Alberta; réitérée en 2013 devant la Commission Vérité et Réconciliation à Montréal; qui sera reprise ce soir durant la célébration eucharistique et inter-spirituelle.

 

- la création de programmes de formation à l’Université Saint-Paul à Ottawa, pour l’accompagnement des personnes blessées et l’intégration des cultures autochtones;

 

- les sessions « Retour à l’Esprit » visant et favorisant la réconciliation avec soi-même et avec les situations qui nous ont traumatisés;

 

- une équipe de jeunes missionnaires que nous avons invités de diverses contrées pour marcher avec les Communautsé les plus éloignées sur la Côte Nord, en ce temps de renouvellement de notre alliance;

 

- un réseautage avec d’autres organismes pour répondre aux recommandations de la Comission Vérité et Réconciliation.

 

En ce 31 mai, fête de la Visitation, puisse ce rassemblement nous donner le goût et la joie des visites, des rencontres et des dialogues qui touchent, affectent et transforment nos relations afin que nous fassions, comme Marie et Élisabeth, l’expérience de nouveaux enfantements, de nouvelles naissances dans ce monde.

 

Luc Tardif, omi

provincial.

Trois-Rivières, Qc