Saint Eugène

UN PASTEUR AU CŒUR DE FEU…

«En prenant possession du siège de Marseille, le jour de Noël 1837, Eugène de Mazenod résume ainsi son programme épiscopal : “Il faudra que je m’attache comme un père à ses enfants ; il faudra que mon existence, ma vie, tout mon être lui soient consacrés ; que je n’aie de pensées que pour son bien, d’autre crainte que de ne pas faire assez pour son bonheur et sa sanctification, d’autre sollicitude que celle qui doit embrasser tous ses intérêts spirituels et même en quelque façon son bien-être temporel. Il faudra, en un mot, que je me consume pour lui, disposé à lui sacrifier mes aises, mon attrait, le repos, la vie même.”

Dès sa première tournée de confirmation, il note : “Ici comme partout, j’ai pu remarquer à l’extrême attention des enfants et de leurs familles quand je leur parle en provençal, combien il est indispensable de les instruire dans leur langue. Quand l’évêque s’adresse à eux en français, ils ne suivent pas le raisonnement faute de le bien comprendre... Plût à Dieu que tous les évêques voulussent comprendre cette incontestable vérité. J’aurais cessé plus tôt de parler si je m’étais aperçu que l’attention des auditeurs se ralentît. Mais grands et petits aspiraient pour ainsi dire mes paroles. C’est ce qui m’est arrivé dans toute ma tournée. Combien je bénis Dieu de savoir parler la langue de ceux que j’ai le devoir d’instruire et qui m’écoutent parce qu’ils me comprennent.”Les notables, ceux qui se piquent de ne parler que le français se plaignent d’une telle attitude de l’évêque. Mais ce dernier n’en a cure. Tout comme un certain carême 1813 à Aix-en-Provence… Eugène de Mazenod est effrayé de voir combien l’enseignement janséniste sévit encore sur son diocèse. Pour lui, l’objet de la catéchèse ne doit être d’abord ni les commandements ni la menace de l’enfer, mais la révélation de Jésus Christ. “Qu’on doit mal instruire ce peuple ! On leur apprend sèchement la lettre du catéchisme qu’on explique tant bien que mal, mais on ne s’applique pas à faire ressortir la bonté de Dieu, l’amour infini de notre Seigneur Jésus Christ pour les hommes. On ne façonne pas leur cœur.” A la confirmation d’Aubagne, 12 garçons manquent à l’appel trois mois à peine après leur première communion. Son cœur de père en est déchiré : “Il y a de quoi gémir... Il est capital de leur atteindre le cœur en leur disant l’essentiel : l’amour que Dieu leur porte ; et en leur annoncer ce qui peut émerveiller toute une vie : l’amour de Jésus Christ pour chacun d’entre eux.”C’est ce qu’il met en pratique dans ses propres prédications et il en constate les fruits: “D’où vient qu’aujourd’hui encore, j’ai vu pleurer les enfants comme les grandes personnes qui assistaient à la cérémonie ? Je n’employais pourtant pas des paroles de terreur. Au contraire, je m’étendais affectueusement sur l’immense bonté de Dieu et de Notre Seigneur Jésus Christ pour nous... Tous les beaux esprits pourront dire ce qu’ils veulent, je ne changerai pas de système pour tout l’or du monde... Combien il serait à désirer que tous les évêques fassent comme je fais.” (*)

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