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CONGRÉGATION DE LA JEUNESSE…

LA JEUNESSE : LE MAL EST À SON COMBLE… 

 

Eugène n’exagère pas la situation. « Il n’est pas difficile, écrit-il de s’apercevoir que le dessein de l’impie Buonaparte et de son infâme Gouvernement est de détruire entièrement la religion catholique dans les États qu’il a usurpés. (…) Celui de tous les moyens sur lequel il compte le plus, c’est de démoraliser les jeunes. Le succès de ses mesures est effrayant. Déjà la surface de la France est couverte de lycées, d’écoles militaires et d’autres établissements où l’impiété est encouragée, les mauvaises mœurs pour le moins tolérées, le matérialisme inspiré et applaudi. »

Il ne peut évidemment rester inactif devant une telle situation. Il conclut : «Eh bien! ce sera aussi sur la jeunesse que je travaillerai; je tâcherai, j’essaierai de la préserver des malheurs dont elle est menacée, qu’elle éprouve même déjà en partie, en lui inspirant de bonne heure l’amour de la vertu, le respect pour la religion, le goût pour la piété, l’horreur pour le vice. » Le 25 avril 1813, Eugène jette les bases de la Congrégation de la Jeunesse tout en sachant le danger d’une telle initiative qui vient contrecarrer la politique du gouvernement.

 

Dans le Journal de la Congrégation qu’il tiendra régulièrement, Eugène écrit : « L’entreprise est difficile, je ne me le dissimule pas, elle n’est même pas sans danger puisque je ne me propose rien moins que de contrarier de tout mon pouvoir les vues sinistres d’un Gouvernement soupçonneux qui persécute et détruit tout ce qui ne le seconde pas (…) On pourrait penser qu’il exagère le danger… Un extrait du Catéchisme Impérial publié en 1806 donne l’heure juste.

Demande : – Quels sont les devoirs des chrétiens à l’égard des princes qui les gouvernent et quels sont, en particulier, nos devoirs envers Napoléon premier, notre Empereur ?

Réponse : – Les chrétiens doivent aux princes qui les gouvernent, et nous devons, en particulier, à notre Empereur l’amour, le respect, l’obéissance, la fidélité, le service militaire, les tributs ordonnés pour la conservation et la défense de l’Empire et de son trône; nous lui devons encore des prières ferventes pour son salut et pour la prospérité spirituelle et temporelle de l’Etat.

Demande: – Pourquoi sommes-nous tenus de tous ces devoirs envers notre Empereur?

Réponse : – C’est premièrement parce que Dieu qui crée les empires et les distribue selon sa volonté, en comblant notre Empereur de dons, soit dans la paix, soit dans la guerre, l’a établi notre souverain, l’a rendu le ministre de sa puissance et son image sur la terre. Honorer et servir notre Empereur est donc honorer et servir Dieu même. Secondement, parce que Notre Seigneur Jésus-Christ, tant par sa doctrine que par son exemple, nous a enseigné lui-même ce que nous devons à notre souverain ; il est né en obéissant à César Auguste ; il a payé l’impôt prescrit ; et de même qu’il a ordonné de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu, il a aussi ordonné de rendre à César ce qui appartient à César.

 

Un catéchisme pour le moins tendancieux ! On ne peut douter des représailles qui attendent ceux qui osent l’enfreindre. Mais l’Abbé de Mazenod n’est pas de ceux qui se laissent aller lorsqu’il s’agit de faire connaître et aimer Jésus Christ.

Ref. : http://www.eugenedemazenod.net/fra/ – 12 octobre 2010