HOSTILITÉS…

par Denyse Mostert

 

En 1814 Eugène a pris ouvertement parti contre un archevêque constitutionnel. Mgr Jauffret a depuis quitté la ville, mais quatre vicaires généraux et des chanoines lui demeurent attachés qui ne vont pas faire la vie facile au Fondateur.

 

En 1815, Eugène écrit à Fortin Janson. Quelques mots qui donnent une idée de la situation à laquelle font face les Missionnaires de Provence.  « Voilà presque deux mois que je fais la guerre à mes dépens, tantôt à découvert, tantôt sourdement. J’ai la truelle à la main, l’épée de l’autre. » Et cela va continuer…

 

« Lorsque l’église de la Mission ouvrit ses portes au grand public la rage de quelques-uns des curés surgit avec évidence. C’était particulièrement le cas des curés marqués par une approche gallicane qui n’aimaient pas l’affinité d’Eugène avec Rome et le Pape. Quelques-uns d’entre eux avaient collaboré avec les gouvernements révolutionnaires et juré allégeance à la France et non à l’influence de Rome. Même s’ils s’étaient rétractés après la chute de Napoléon, Eugène demeurait pour eux un signe de contradiction. » (*) La rancune peut faire long feu.

(*) http://www.eugenedemazenod.net/fra/ - 31 octobre 2011

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