STRUCTURES POUR L’APRÈS-MISSION 

Une fois que l’euphorie de la mission était passée et que les gens étaient retournés à leurs occupations ordinaires de tous les jours, le danger existait que tout ce qu’on avait accompli serait graduellement oublié. Le fait que le prêtre de la paroisse avait été impliqué dans la mission et au confessionnal assurait une certaine continuité. Les missionnaires établirent en outre un modus vivendi à l’usage des paroissiens. 

L’une des structures à laquelle ils accordèrent beaucoup d’importance fut l’établissement d’une congrégation pour les filles. Par ce moyen, ils visaient à avoir un groupe de soutien pour eux, et qui les aiderait à vivre de façon chaste. De pareilles entreprises visaient les hommes, leur donnant un endroit pour se rencontrer et se récréer loin des bars et d’autres endroits qui les menaient en tentation.

À titre d’exemple, voici ce que promettent des gens de Remollon en 1819 : « Profondément convaincus de leurs devoirs en tant que chrétiens, les hôteliers, propriétaires de pubs et de cabarets, ont unanimement décidé que désormais ils vont conduire leurs affaires d’une façon qui ne saurait compromettre leur conscience.

 

En conséquence, ils s’engagent devant Dieu :

« À ne jamais servir de viande les jours où la Sainte Église prescrit l’abstinence. / À défendre à quiconque de chanter des chants obscènes ou lascifs dans leurs cabarets, hôtels ou pubs, respectivement. / De ne jamais admettre dans leurs établissements des gens qui profèrent des blasphèmes contre Dieu, des impiétés ou qui usent d’un mauvais langage. / De ne jamais permettre qu’on joue des jeux interdits. / À refuser avec ténacité de verser du vin à ceux qui voudraient boire avec excès. / De fermer ponctuellement leurs hôtels, pubs ou cabarets durant les célébrations divines, et durant les heures prescrites par l’administration civile, et de ne jamais admettre quiconque durant ces heures. Exception faite pour les hôtels qui pourraient recevoir des étrangers de passage. » Ces bonnes résolutions faisaient-elles long feu ? Voici qui appartient à l’Histoire…

Par Denyse Mostert Ref. : http://www.eugenedemazenod.net/fra/ – 1er août 2011